Poly Journal

0
77

Impact

Par Par Amélie Bouchard, secondaire 5

Le mardi 9 mai dernier, les élèves de secondaire 4 et 5 de la Polyvalente des Berges (et de celle de Forestville) ont eu à vivre une journée d’activité à Forestville nommée Impact. Une activité que je considère comme étant une réussite totale en matière de sensibilisation contre l’alcool au volant.

En effet, nous sommes partis de la Polyvalente pour nous rendre à l’aréna de Forestville où une équipe de policiers, d’ambulanciers, de pompiers et de jeunes nous attendaient pour une simulation d’accident causé par la prise du volant avec les facultés affaiblies. Également, ont pris part à la simulation, la rendant encore plus réelle, un médecin et des infirmières de l’hôpital des Escoumins.

Nous avons vécu cette situation percutante devant nos yeux et même si les personnes impliquées étaient des acteurs, les émotions étaient au rendez-vous. Ensuite, en plus de la simulation, des conférences d’information sur les dangers de cet enfer qui touche jeunes et adultes nous ont été données par une policière (Marie-Michèle Carré) et un procureur de la couronne du Palais de Justice de Baie-Comeau (Me Alex Turcotte). Ces gens formés en la matière nous ont bien expliqué les peines et les dangers encourus lorsque les conducteurs prennent possession de leur véhicule alors qu’ils ont consommé. Pour finir le tout, quoi de mieux pour ramener les jeunes à la dure réalité des risques de conduire en état d’ébriété qu’un témoignage livré par un accidenté de la route, monsieur Martin Tremblay?

En somme, cette journée m’a rappelé, comme à chacun d’entre nous, que nous ne sommes pas invincibles et qu’un accident, ça peut arriver à tout le monde. C’est une activité de sensibilisation que tout le monde devrait vivre selon moi, alors MERCI beaucoup à tous les gens qui ont participé à sa réalisation et j’espère que cette journée aura ouvert les yeux aux jeunes conducteurs que nous sommes ou que nous serons dans peu de temps.

Et n’oubliez pas, lorsqu’on boit, on ne conduit pas!


Bonjour Courrier du cœur,

Vous êtes le seul à qui je pourrais confier mon secret sans me sentir jugé et en espérant être éclairé! En fait, je suis un gars de 17 ans qui n’a jamais expérimenté en matière de sexe et cela me rend plutôt mal à l’aise. Je n’ai jamais embrassé une fille alors que tous mes amis ont eu des rapports sexuels. Quand ils parlent de leurs expériences, je me sens exclu et gêné d’être en secondaire 5 et de ne toujours avoir rien fait. J’ai peur que mes amis rient de moi si je leur dis que je suis vierge. Suis-je le seul dans cette situation? Est-ce normal de ne pas avoir fait l’amour à mon âge?

D’un gars embarrassé qui se pose beaucoup de questions.

Bonjour cher jeune homme,

Tu sais, à l’adolescence, c’est normal d’avoir beaucoup d’inquiétude face aux relations sexuelles et d’avoir peur de ne pas être normal si nous n’en avons pas. Mais sache que tu n’es pas le seul dans ta situation! Tu sais, l’important, avant d’embrasser ou même d’aller plus loin avec une fille, c’est avant tout d’être prêt et à l’aise avec tes décisions. Tu ne devrais pas être gêné de n’avoir rien fait même si c’est difficile quand ton cercle d’amis est déjà passé par là. Et tu sais, tes amis aussi ont déjà été vierges, je ne crois pas qu’ils se baseront sur ton niveau d’expérience pour t’accepter. Tu n’es pas obligé de te sentir mal de n’avoir rien à dire, le sexe est quelque chose de très personnel qui ne concerne que toi. En plus, si cela peut t’aider, au Canada, la moyenne d’âge à laquelle un garçon perd sa virginité est de 18 ans; plusieurs le font avant et plusieurs le font aussi plus tard, alors ne t’inquiète pas et attends le bon moment. Ton expérimentation sexuelle ne détermine en rien tes qualités en tant qu’ami et en tant que personne. J’espère que j’ai bien répondu à ta question,

Au plaisir, Poly-Conseils


ALERTE: Surcharge d’examens en vigueur partout au Québec

Par Gabrielle Boutin

Commençons par une devinette : je change de nom tous les ans, je suis victime de réforme à tout bout de champ et j’impose des examens cruciaux aux élèves déjà surchargés. La bonne réponse ? Le Ministère de l’éducation, ce bon vieux système scolaire québécois !

Ayant moi-même passé mes 12 dernières années derrière un pupitre, je peux vous dire que nous, les élèves, ne finiront jamais de le haïr ! Non pas que j’haïsse l’école, au contraire, j’ai soif de connaissances et je crois fermement qu’apprendre est un besoin vital chez moi. Cependant, jamais vous n’entendrez dire de moi (ni de personne d’ailleurs) cette phrase : « Comme j’ai hâte à l’examen du ministère, je suis vraiment confiant(e) ! » JAMAIS !

Dès notre plus jeune âge, la « peur » de ces derniers nous est, d’une certaine manière, inculquée. Nos professeurs nous disent que ce sont les plus importants, que l’échec de ces examens serait fatal, car, bien sûr, ils peuvent valoir jusqu’à 50 % de la note finale d’une compétence ! Et parlons-en de ce pourcentage qui fait froid dans le dos. Pourquoi nous fait-il autant peur ? Simple : imaginez avoir travaillé fort toute l’année pour passer vos maths fortes en ayant des notes aux alentours de 60 %, mais que votre année se joue quand même en 3 heures avec un examen ministériel. Vous êtes déjà très stressé, vous avez la pression mise par le système, le professeur et vos notes plutôt moyennes, et pourtant, vous devez faire l’examen qui compromettra oui non votre diplomation.

Ouf ! pas surprenant que l’anxiété et le dopage de performance ainsi que l’insomnie soient des fléaux grandissants chez les jeunes Québécois ! Et cela, sans parler du taux de décrochage scolaire élevé dans la province que l’on peut facilement relier au surnombre de ces examens.

En plus d’avoir des pondérations colossales, ces évaluations sont présentes en plus grand nombre que dans les autres provinces canadiennes. En effet, Radio-Canada a révélé qu’il y en avait trois fois plus au Québec qu’en Ontario ou en Colombie Britannique ; les autres provinces ont en moyenne deux examens ministériels au primaire et au secondaire (donc quatre en tout), tandis qu’ici, nous en avons cinq au primaire et six au secondaire, ce qui fait près de trois fois plus d’évaluations « importantes » chez nous ! Après, venez me dire qu’aller à l’école, ce n’est pas stressant et épuisant ! Personnellement, je trouve ridicule d’utiliser le bourrage de crâne chez les jeunes pour seul objectif de réussir des examens montés pièce par pièce par notre cher gouvernement, et qui n’a aucune idée de ce qui se passe en classe, qui plus est ! L’importance de l’imagination, de la culture, du constructivisme et des relations humaines, ça, le MEES passe complètement à côté afin de bien servir notre société capitaliste : exaspérant !


« Arsoudre », plus qu’une expression québécoise!

Par Corinne Fraser, secondaire 5

Le « québécois » est la variété de la langue française que nous parlons. Il est formé de plusieurs patois à l’oral, dont nous pouvons tirer l’origine des différents colons français venus s’installer en Nouvelle-France. Puisqu’il y avait autant de paysans que de personnes de la cour du roi, notre langue est un mélange de plusieurs classes sociales de l’époque et a donc évolué différemment du français de la France. Certains mots qui se terminent en –eux¬ viennent d’ailleurs des colons originaires de la Normandie (COPAM ). Cela fait partie des raisons pour lesquelles les Français ont tendance à dire que les Québécois ont un langage plus archaïque.

Certaines de nos expressions (ou patois), ayant évolué avec le temps, ne veulent absolument rien dire en France; c’est le cas du mot « arsoudre » ou « orsoudre ». Ce mot vient du moyen français resourdre, qui vient lui-même du verbe sourdre, qui signifie « sortir de terre » en parlant de l’eau. Il est formé des deux mots source et surgir.

Pour nous, cette expression a deux significations : elle peut être l’équivalent du verbe arriver, ou avoir une grande portée et vouloir dire : arriver à l’improviste, sortir de nulle-part, surgir ou resurgir (Wikébec).

Alors, la prochaine fois que vous direz une expression purement québécoise, pensez aussi aux personnes qui nous l’ont transmise! Le québécois n’est pas seulement une langue, mais une partie de notre culture et une affirmation de qui l’on est!

1 COPAM : Concertation des organismes populaires d’alphabétisation de la Montérégie.


La photo de Jade

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

Inscrivez voitre commentaire
Inscrire votre nom