Camions-cuisine vs Tadoussac

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Notre deuxième sondage a suscité des débats parmi les citoyens du village. D’abord, dès la lecture de la lettre d’un restaurateur de Tadoussac à l’assemblée municipale du mois de mars, quelques propriétaires-restaurateurs étaient déjà prêts à s’opposer fermement. Ensuite, il y a eu quelques échanges sur le réseau Facebook.

146 personnes se sont exprimées via le sondage disponible à partir du site Web du journal. Plusieurs, 81 pour être précise, ont ajouté des commentaires qui expliquaient leur choix. Vous en trouverez quelques-uns à la page 4.

Les camions de cuisine de rue, camions-restaurants, camions-cuisine ou food trucks sont un nouveau mode de restauration rapide et sont considérés par plusieurs comme une attraction touristique. Dans un article du HRI Mag du 2 mars 2018, un magazine destiné aux hôteliers, restaurateurs et institutions, Nelson Théberge, professeur en gestion hôtelière à l’ITHQ dit :

 « Une ville qui veut faire partie des destinations majeures doit avoir un certain nombre d’attraits, d’infrastructures et d’événements. » Et selon lui, la cuisine de rue fait maintenant partie de ces attraits.

Mais il faut les règlementer. La façon de faire n’est pas la même dans chaque ville. À Montréal, par exemple, la loi oblige à ce qu’un camion soit rattaché à un restaurant, alors que ce n’est pas le cas à Calgary, Toronto ou Vancouver. La distance entre un restaurant et un camion doit aussi être respectée et elle diffère d’une ville à l’autre : à Montréal, c’est 60 mètres, alors qu’à Vancouver, c’est 100 mètres.

Un groupe de travail et deux consultations publiques ont été menés à Québec avant d’aboutir à une règlementation pilote qui va dans le sens des différentes recommandations. Dans le rapport de la ville de Québec, il est écrit : il est clair pour la ville que les zones commerciales ne doivent pas subir d’impacts négatifs suite à l’autorisation de la pratique de la cuisine de rue. La règlementation devra prévoir des mesures pour interdire la présence des camions-cuisine à une certaine distance des zones commerciales.

En se basant sur le rapport de la ville de Québec, il serait peut-être possible d’adapter certaines choses dans notre village, mais il faut faire la différence entre une ville qui fonctionne sur une saison plus longue et plus achalandée et notre village. En tenant compte de l’espace disponible, est-ce que l’expérience serait viable pour tous ? Est-ce que les camions-cuisine devraient être rattachés obligatoirement à un restaurant déjà établi ?

Il faut aussi considérer les ratés dans la venue de ces cuisines de rue. Pour des gens qui sont déjà en business de restauration là où il y a des problèmes de recrutement, le travail n’en vaut peut-être pas la chandelle, mise à part la publicité que cela peut leur donner. Pour que le succès soit présent, il faut être sur un site achalandé et touristique. À lire dans Le Soleil, article du 27 janvier 2018, Cuisine de rue : camion à vendre sur Kijiji.

Comme le dit monsieur Théberge : « les food trucks n’auraient pas réussi à séduire les Montréalais sans la volonté des maires Michael Applebaum et Denis Coderre. »

Est-ce que notre maire Charles Breton est séduit par l’idée ? S’il ne l’est pas, ce sera difficile !

Résultats du sondage du mois de mars

Êtes-vous pour ou contre l’autorisation de food trucks dans le village ?

Non nbre Oui nbre Non % Oui %
Résident 33 57 22 % 39 %
Résident saisonnier 1 12 1 % 8 %
Travaille à Tadoussac, mais réside à l’extérieur 2 11 1 % 7 %
Touriste-visiteur 12 24 8 % 16 %
Propriétaire d’un commerce à Tadoussac 4 4 3 % 3 %
Total 41 106 28 % 72 %

 

Pourquoi? – Quelques commentaires du sondage du mois de mars

• Une offre élargie ne peut que bénéficier aux citoyens. Ce serait fantastique si on pouvait y avoir accès lorsqu’on est à la plage — résident saisonnier

• Déjà assez de restos dans le village — résident

• Parce que quand on est en visite, on a faim et ça ferait virer l’économie. De plus ça rajouterait un petit quelque chose à l’âme des festivités — touriste/visiteur

• Une belle diversité et des petits menus disponibles — résident saisonnier

• Pour désengorger les restaurants et pour avoir de la nourriture servie plus tard que 21 h, ce qui manque dans le village — résident

• Je ne trouve pas utile de faire du tort à tous les autres commerces dans le village — résident

• Je trouve que notre village est déjà trop exploité. Nous avons déjà une vingtaine de restos. Peut-on rester un village ? Nous ne sommes ni Québec, ni Mtl. Ça va commencer par un, après 2, 3, 4… Très mauvaise idée à mon avis !!!!! – résident

• Parce que ça désengorgerait les autres restos qui DÉBORDENT de partout… – travailleur résidant à l’extérieur

• Pour la diversité de l’offre et la rapidité du service — résident

• C’est la chance des jeunes de la communauté de faire leurs campagnes de financement au lieu des gens du village qui sont déjà beaucoup sollicités. Il ne faut pas changer notre magnifique village pour devenir comme en ville ! De plus, nos commerçants payent très cher leurs taxes… Beaucoup de gens chialent contre les autobus. Là, ça serait pareil à un endroit fixe. Ça suffit ! – résident

• Parce que les restaurants sont bondés et qu’il y a beaucoup d’attente. L’avantage d’un food truck c’est la rapidité de service des mets qu’ils proposent. Pas besoin de places assises donc, pas d’attente. – Touriste/visiteur

• Diversifier le choix, faciliter l’accès, briser les monopoles, augmenter les revenus de la municipalité – résident saisonnier

• Pour diversifier l’offre culinaire, comme l’offre de restaurants est saturée en pleine saison — résident

• Pratique et à la mode — propriétaire d’un commerce

• Parce que c’est amusant et que le touriste qui vient en famille ne veut pas payer des prix de fou dans les restaurants trop dispendieux. J’ai vu ça à Québec et c’est le fun — résident

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