Hommage à madame Simard, une bénévole infatigable

Par Marc Pagé

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Lorsque j’ai déménagé à Tadoussac en 1992, sur la rue du Parc, j’ai remarqué une petite dame qui restait au bout de ma rue, toujours affairée et pimpante, et qui conduisait avec agilité une petite voiture japonaise d’une propreté impeccable. J’eus vite fait de découvrir qu’il s’agissait de madame Simard ; en fait, je vous parle ici de madame Lucie Deschênes mariée à feu monsieur Albert Simard.

Il y a quelques mois, dans un des premiers numéros du Tadoussacien, notre rédactrice en chef a écrit un excellent papier sur l’importance du bénévolat pour notre village. Et pour moi, madame Simard (comme je l’appelle toujours) est l’exemple parfait d’une bénévole qui consacre sans compter son temps et son énergie envers la Communauté chrétienne de Tadoussac et par le fait même, envers tous les résidents. En effet, nous avons tous l’occasion d’aller à l’église ou au salon funéraire, que ce soit pour un baptême, une naissance, un décès, etc., et nous sommes tous bien contents que tout soit fonctionnel.

Voici les événements qui m’ont amené à mieux connaître et apprécier cette personne pour laquelle j’ai beaucoup d’affection et d’estime. Je m’explique : monsieur et madame Simard gardaient souvent leur petite nièce de cinq ans qui devint vite la compagne de jeu préférée de ma fille du même âge. Elle ne ménageait rien pour faciliter leurs jeux, leur organisait des feux de camp, leur faisait des hot-dogs et tout ce qui peut alimenter l’imaginaire de deux fillettes.

Au fil des années, j’ai pu observer que chaque fois que j’allais à l’église ou au presbytère, je rencontrais madame Simard, les bras chargés de nappes, de vêtements sacerdotaux, de fleurs ou de tout autre objet nécessaire au bon fonctionnement de l’église. En fait, Lucie Deschênes donne de son temps sans compter depuis plusieurs décennies. Aucune tâche ne la rebute. La peinture du salon mortuaire, le lavage du bureau du secrétariat de la Fabrique, le déblayage des marches de l’église en hiver, la quête, la préparation et le chauffage du bureau de la Fabrique les jours où la secrétaire vient y travailler ; et bien d’autres tâches. J’ai remarqué que toutes les fois que j’assiste à une cérémonie à l’église, madame Simard est présente à l’arrière, disponible. Elle veille au grain avec célérité et d’un œil attentif. Par exemple, lorsqu’il n’y a plus de place dans les bancs, elle s’empresse d’apporter des chaises.

Madame Simard travaille à la buanderie de l’Hôtel Tadoussac depuis 1974. Pendant plusieurs années, dès 5 h 30 du matin, avant son travail, elle allait débarrer les portes de l’église pour aller les rebarrer le soir après sa journée.

En 2005, après toutes ces années de bénévolat dans l’ombre, madame Lucie est devenue marguillère. Elle a collaboré avec cinq différents présidents de la Fabrique. Actuellement, la Fabrique ne compte plus que trois marguillers, encadrés par le président actuel, monsieur Pierre Marquis. Les autres marguillers sont monsieur Roger Perron et madame Caroline Brisson.

À eux quatre, ils en abattent du travail et monsieur Marquis ne tarit pas d’éloges envers madame Lucie et se demande comment il pourrait se passer de sa diligence, de sa constance et de sa disponibilité sans faille.

Voilà, c’est le témoignage que je voulais partager avec les lecteurs. Il y a dans notre village plusieurs autres personnes qui consacrent temps et même argent pour le bien-être de leurs concitoyens.

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