Changement de garde à la station piscicole de Tadoussac

Par Marc Pagé et Hélène Turcotte

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La pisciculture fait partie de l’histoire de Tadoussac depuis 1876. Déjà 142 ans ! Son avenir est prometteur. Le gouvernement du Québec a prévu investir 2,3 millions dans les prochaines années pour la moderniser. Le bâtiment du haut date de 1898 et le bâtiment actuel de 1954 ; ils furent tous les deux modernisés à la fin des années 80.

Une nouvelle page de son histoire sera tournée prochainement avec le départ à la retraite du directeur actuel, monsieur Serge Guimond.

En 1989, le pisciculteur Charles-Édouard Gagné partait à la retraite et il fut remplacé par un petit jeunot, diplômé en aquaculture du Cégep de Saint-Félicien. Il possédait quelques années d’expérience acquises dans des piscicultures privées et avait déjà été copropriétaire d’une pisciculture ailleurs au Québec. C’est ainsi que Serge Guimond, grand amant de la nature, est arrivé à Tadoussac. En mars 1992, il remporte le concours visant à remplacer monsieur Jacques Boulianne et devient chef de station.

De 2004 à 2011, il accepte le défi de diriger les différentes stations piscicoles du Québec et met à profit ses connaissances en informatique pour améliorer les différentes techniques de contrôle des bassins d’élevage et les alarmes automatisées. Après sept années de voyagement entre Tadoussac et les piscicultures de Baldwin et Lac-des-Écorces, et suite à une réorganisation de la structure au ministère, il redevient chef de la station de Tadoussac. Ouf !!!

Durant sa carrière, en plus du saumon, Serge a travaillé à la production de plusieurs variétés de poissons, dont la truite arc-en-ciel, l’omble de fontaine, le doré, le maskinongé, le touladi (truite grise) et deux espèces particulières : le bar rayé menacé de disparition et le chevalier cuivré qui était disparu du Saint-Laurent.

La pisciculture de Tadoussac compte actuellement trois employés permanents et deux saisonniers. Elle ne produit que du saumon de l’Atlantique et de la ouananiche destinés à l’ensemencement des rivières du Québec, en vue d’assurer la pérennité des populations de chaque rivière, dont chacune est unique. Cependant, on y a déjà produit de l’omble de fontaine et du suceur cuivré.

Des investissements de 2,3 millions de dollars seront consentis sur trois ans afin de la moderniser et ainsi mieux répondre aux nouvelles normes de qualité.

Nous souhaitons une belle retraite à Serge Guimond maintenant bien enraciné à Tadoussac. Dorénavant, au lieu d’élever les poissons, il se contentera de les pêcher.

Nous souhaitons également bonne chance à Stéphanie Benoît qui assurera par intérim la direction de la pisciculture en attendant le concours qui visera à désigner la ou le successeur (e) de Serge.

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