Trou Noir mon Cul !

Par Dédé Troubley

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Pendant qu’à Forestville et à La Malbaie on descend dans la rue pour faire un peu de bruit pour faire entendre notre réalité aux citoyens, pendant qu’on occupe les bureaux pour se faire écouter des décideurs ; chez nous à Tadoussac, quelqu’un a téléphoné ce dimanche 11 février à « Fabi la nuit », l’émission la plus écoutée au Québec. Notre ami Jacques Fabi n’était même pas au courant de rien. Il a fallu tout lui expliquer « cé quoi » le Trou Noir chez nous sur la Côte-Nord.

Il est bien clair que les gens des grandes cités, représentant plus de 65 % de la population du Québec, se crissent bien de notre sort et en ont assez de payer pour des routes et des ponts où il n’y a personne (de Tadoussac à Blanc Sablon : 92 541 habitants). Tandis qu’eux, ils doivent se taper des heures de bouchons pour aller travailler à quelques kilomètres de chez eux.

De leur côté, les politiciens se pensent bien compétents en appliquant le plan de fermeture des régions et des villages. Pour tout ce monde bien pensant, Tadoussac et la Côte-Nord, le TROU NOIR, c’est aussi loin que le dernier indien vivant.

Dans leur brillance intellectuelle, il fait aussi noir que dans le Trou d’cul d’un ours. Heille ! Heille ! Réveillons-nous ! Arrêtons de miauler, Prenons d’autres armes (Oups! Alerte aux terroristes!), utilisons la volonté et la créativité, sortons de la torpeur et de la dépendance. À coup de volonté et de créativité, sortons de la torpeur et de la dépendance. À coup de travail, remplissons-le ce maudit Trou Noir et place au soleil pour tous. Ensemble nous pouvons. Seuls, nous creusons notre tombe. Comme disait notre poète national Claude Péloquin, sur la murale du Grand Théâtre de Québec « Vous êtes pas écœurés de mourir (debout*), bande de caves ? C’est assez ! »

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