Nos jeunes aux études

Par Philippe Boutin

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Bonjour, je m’appelle Philippe Boutin, j’ai 20 ans et je suis développeur chez Gestion BSP, une compagnie de système infonuagique à Québec. J’ai étudié au cégep de Sainte-Foy en techniques de l’informatique, volet programmation de jeux-vidéos et je complète un BAC en informatique à l’université Laval. J’ai déménagé de Tadoussac à Québec il y a 4 ans et ça a été tout un changement.

Du jour au lendemain, tout est proche et accessible, mais il faut aussi être indépendant : faire sa propre nourriture, achats et tâches ménagères, cela peut être tout un défi pour certains…

Personnellement, ce fut plus dur le premier mois et j’ai ensuite vite pris l’habitude. J’ai d’abord vécu en résidence étudiante près du cégep. C’était un peu cher, dû à la proximité et aux services offerts, mais en rétrospective je crois que c’était une bonne idée. J’étais à une distance de marche de mes cours, de l’épicerie, de la pharmacie, etc. donc, aucun besoin de voiture ou de passe d’autobus qui coûte 60 $ et plus par mois. J’étais meublé, une autre économie et le plus important, c’est que cela m’a mis en colocation avec des personnes inconnues. Je sais que cela peut être une expérience au départ stressante et peut-être même déplaisante, dépendamment des colocataires obtenus.

Par contre, je pense qu’il est bon de rencontrer de nouvelles personnes, surtout dans un environnement étranger. Vous ne savez jamais quand vous aurez besoin de directions ou de conseils sur l’endroit. Parlons horaire. Plus précisément, procrastination. Être libre, pouvoir sortir le soir, c’est bien plaisant… Mais c’est rarement le but des études. Un horaire solide auquel on se tient est la clé pour réussir. Tout dépend de la charge de cours. Un étudiant en médecine n’aura évidemment pas le temps pour les mêmes loisirs que disons, un étudiant en technique. Il faut se réserver des moments pour l’étude, les devoirs et les tâches ménagères. Si on se relâche, ça peut être difficile de se remettre dans la routine après.

Et bien sûr, il faut choisir des moments précis dans la semaine pour relaxer et pour les loisirs personnels. Une charge trop grosse sans pause ne donne jamais de bons résultats au final. Il faut savoir quand prendre du repos et quand donner un coup d’études. Mais l’école ne représente pas seulement les cours. Il y a aussi l’aspect social. Et bien qu’encore une fois, tout se joue sur la charge de votre horaire, il est toujours bien de s’intégrer à la vie sociale de l’école. La plupart des cégeps offrent des événements, des groupes et des comités pour rejoindre tous les intérêts. Et si le vôtre n’est pas représenté, l’établissement se fera un plaisir d’accepter votre demande pour créer votre propre comité. Il y a de bonnes chances  que vous trouviez des personnes aux intérêts similaires. Pour terminer, je peux résumer mon expérience de cette façon-ci : le saut aux études supérieures peut faire peur, surtout pour un jeune des régions. Mais j’ai vécu une expérience très enrichissante, j’ai rencontré des personnes inoubliables et je suis tombé en amour avec la ville de Québec.

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