Péripéties familiales en Grèce

Par Lilas Lamontagne

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Ça fait une grosse semaine déjà que notre petite famille est sur la route. Avant de partir, nous avions décidé de reporter notre grand voyage de six mois à l’année prochaine et de partir prospecter pour un bateau d’ici les Fêtes en vue de revenir le chercher dès le mois d’octobre 2018. La raison de ce changement de programme est qu’après plusieurs échanges avec les propriétaires du bateau qui nous a amené spécifiquement en Grèce, il  s’est avéré en fin de compte plus difficile à acquérir que nous ne l’avions estimé au départ. Nous savions déjà que les démarches administratives sont d’une extrême lenteur ici et repoussent plusieurs acheteurs étrangers, mais plusieurs variables sont venus se cumuler pour ralentir davantage le processus, ce qui rendait la transaction impossible avant le départ des propriétaires (voir la maison des fous dans “Les douze travaux d’Astérix”). 😉

Après un voyage de quinze heures comptant une escale à Istanbul, nous avons atterri à Athènes où nous avons simplement passé la nuit avant de reprendre l’avion qui nous a fait atterrir sur l’île de Rhodes. Nous l’avons traversé en nous arrêtant pour nous baigner et visiter la vieille ville fortifiée datant de 408 av. J.-C. En passant, Nathan s’avère être un super bébé voyageur, toujours content de tout plein de nouveaux endroits à explorer, même neuf heures d’avion ont été faciles avec un sac de jouets judicieusement choisis… 😉 Rhodes fut notre dernière escale avant de prendre le traversier pour atteindre la lointaine île de Léros où se trouvait LE bateau de nos rêves, un Atlantic 49 de construction grecque.  Et c’est là que la réalité nous a rattrapé puisque l’état du bateau ne correspondait pas du tout à la description des proprios et ce que nous avions vu sur les photos. L’inspection a révélé un problème de structure majeur qui rendait impensable de naviguer dessus pour des projets de traversées océaniques. Nous y avons appris que tous les Atlantic possèdent ce défaut de fabrication. Nous avons donc abandonné cette piste pour nous retourner vers des marques de bateaux mieux connues.

Avant de repartir pour Athènes afin de poursuivre nos recherches, nous avons profité de la belle île de Léros, un gros caillou parsemé de maisons blanches typiques. C’est sur cette île que nous avons goûté à la dolce vita grecque, à ses typiques “mezzes” et à du bar (poisson) exceptionnellement frais. Nous logions à la Maison des Couleurs qui porte bien son nom et détonne du reste des habitations. Le seul problème est qu’elle déteignait sur Nathan qui se frottait sur ses murs!!  Nous avons prospecté dans ses petites marinas et poursuivi nos recherches qui nous ont ramenés à Athènes. De là, nous nous sommes rendus dans la péninsule du Péloponnèse où nous avions rendez-vous pour visiter un Jeanneau 45.1. Une belle visite coup de cœur pour ce bateau entièrement équipé pour partir et qui a été entretenu de façon irréprochable, chose qui n’est pas si fréquente. Le moteur, les circuits électriques et la plomberie, tout semble impeccable, pas un coffre à repeindre! Ce qui nous amènera sûrement d’ici deux-trois jours à faire appel de nouveau à un inspecteur pour un survey. Thétis de son nom est cependant légèrement au-dessus de nos moyens, mais elle reste envisageable et est négociable. Si elle devient nôtre, nous envisageons même de nouveau la traversée cette année puisqu’il ne semble pas y avoir trop “d’enfarges” administratives en perspective avec celle-ci.

Nous avons été le lendemain en visiter un autre qui était dans un état lamentable et il y a trois autres possibilités de visite pour le moment. Mais l’aubaine qui se présente à nous est difficile à battre!

Aujourd’hui qui sera peut-être notre dernière journée à Athènes, nous partons visiter l’acropole. Nous vous tiendrons au courant de nos démarches dans le prochain Tadoussacien et par l’entremise de notre page Facebook : Projet Nouvelle Terre.

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