LES ZÉLECTIONS 2017

Par André Tremblay

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LES CITOYENS ONT RAISON

Le message est assez clair : la population a clairement opté pour des représentants penchant plus du côté de la communauté, des résidents que du côté économique. Disons-le, le développement touristique à tout prix comparé à une qualité de vie et un environnement sain. À cet effet, un seul représentant des gens d’affaires siègera autour de la table du conseil pour les prises de décisions importantes concernant l’avenir de notre village. C’est Mireille Pineault du Resto le Bateau, petite nouvelle, élue par acclamation, qui jouera ce rôle.

Ce verdict est plus qu’évident avec des majorités importantes pour les gagnants. La démocratie a été plus que respectée avec un taux de participation de 65 %. Bien sûr, jadis on en a déjà eu 70 %, mais comparé à la moyenne provinciale qui a été de 44,8 %, on peut être fiers de notre score pour la santé démocratique du milieu.

Côté parité homme-femme, Tadoussac avait écrit une page d’histoire en élisant majoritairement quatre femmes au conseil en 2013. Cette année, cette tendance est demeurée la même : 57,1 %, tandis qu’au Québec, elle se situe autour de 33 % après une légère augmentation.

Si le vote a été aussi fort, c’est en grande partie grâce à l’action du comité de citoyens et à son réseau. Le dossier élection dans la première parution du TADOUSSACIEN y a été aussi pour quelque chose, sans oublier l’assemblée populaire réunissant candidats et citoyens autour de Jane, Lilas et Marilyne.

Pour le côté individuel, soulignons l’audace de Michel Dallaire pour avoir été le premier, très tôt, à poser sa candidature. À son crédit, Michou pourra toujours revendiquer d’avoir maintenu la balance du vote (avec ses 38 voix) entre Éric Gagnon (195 voix) et Stéphane Roy (226 voix). À lui, ainsi qu’à tous les autres candidats, chapeau pour s’être levés et pour assumer au lieu de chialer.

Au début des mises en candidature, j’avais publiquement dit que les trois personnes que je ne voyais pas à la municipalité étaient Ken Gagné, Dany Tremblay et Charles Breton. Tout ça à cause qu’ils brassent des affaires dans le village. Le leadership, ça ne court pas les rues dans notre milieu.

En pleine possession de leurs moyens, leur leadership en entrepreneuriat était une sorte d’inspiration pour nous tous. Passer du côté de la municipalité voulait dire pour moi, faire des compromis pour garder le pouvoir, ralentir par le fait même leur croissance personnelle, affronter les critiques souvent gratuites qui usent le moral, continuellement s’abstenir face à des conflits d’intérêts toujours présents. Enfin, suivre la cadence d’une administration municipale qui fonctionne à la vitesse d’une tortue par opposition au milieu des affaires. Pour moi, ce goût d’avancer, de développer le village est plus utile présentement pour notre santé économique et touristique. À moins qu’on préfère mettre tous nos œufs dans le même panier, dans le style d’AML, le maître des lieux. Le rôle d’une municipalité n’est-il pas avant tout d’offrir des services à ses concitoyens ?

Aujourd’hui, je suis fier d’avoir gagné mes élections. Ken et Dany vont pouvoir continuer d’être nos modèles de développement quoi qu’on en dise. Quant à Charles : Bravo ! En assurant sa relève avec Julien, il garde un pied dans le festival pour sa survie financière et la pérennité de l’évènement. Ainsi, comme maire, il pourra pleinement assumer son côté visionnaire des choses. La politique étant ce qu’elle est, on verra bien dans le futur.

Personnellement, je suis fier d’avoir résisté à la tentation du pouvoir. Je profite de l’occasion pour remercier tous ceux et celles qui m’ont sollicité afin que je me présente aux élections. J’ai préféré, comme d’habitude, suivre un vieux dicton : dans l’opposition, tu ne perds jamais tes élections. Autrement dit, j’ai préféré garder ma liberté de penser et mon indépendance plutôt que faire des compromis pour ne pas perdre mes élections.

PS Une seule ombre au tableau : l’absence du maire Hugues Tremblay, de Martin Desbiens, de Marilyne Gagné et de Myriam Therrien qui n’ont pas osé se représenter afin d’affronter un verdict clair de la population concernant la cession du quai, un bien collectif, en exclusivité à une entreprise privée. Il est considéré comme étant le poumon du développement économique, touristique et culturel du village. C’est l’héritage que cette administration cède aux nouveaux élus. Merci à Éric Gagnon d’avoir osé se représenter et servir de baromètre. S’il a perdu ses élections, il faut avouer que ce n’est pas par manque de qualité dans son travail, mais parce qu’il a fait partie d’une mauvaise décision pour l’avenir des futures générations. Pour les anciennes conseillères, Stéphanie Tremblay et Linda Dubé, élues par acclamation, on ne saura jamais…

Félix disait : à la veille des élections, on vous appelle mon fiston et le lendemain, on ne sait même plus ton nom. Quant à nous, citoyens, j’espère qu’on se rappellera toujours des noms du dernier conseil 2013 — 2017 : LE RÈGNE DE LA TRAHISON.

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