Entrevues avec les candidats – Siège No3

Bruno Therrien / Catherine Marck

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Nous avons rencontré chacun des candidats dans la verrière de l’Hôtel Tadoussac. Les entrevues ont été enregistrées pour ensuite être retranscrites intégralement pour votre bénéfice.

Quelles sont les valeurs ou raisons qui vous poussent à vous impliquer dans votre communauté?

CATHERINE MARCK : Nous ne sommes pas très nombreux dans le village. Il faut faire son effort de guerre. Je suis consciente que c’est quelque chose de difficile. Par contre, il y a des sujets parfois qui me hérissent le poil un peu. C’est sûr que vu de l’extérieur ce n’est pas tout à fait la même chose que vu de l’intérieur, j’ai donc envie de voir ce qui se passe à l’intérieur du conseil municipal. Il y a de gros sujets comme le quai, quoique c’est fait. Il y a la route 138 des traversiers. Je suis consciente qu’on n’arrive pas dans le conseil en changeant tout en claquant des doigts. Ça fait 40 ans que je vis à Tadoussac et j’aime Tadoussac tous les jours et ce n’est pas pour la politique que je dis ça. J’ai envie que le village se porte bien.

BRUNO THERRIEN : Il y a beaucoup de nouveaux projets qui s’en viennent. Ce qui s’est passé avec le quai, ça m’a quand même titillé. Je me suis dit que possiblement que quelqu’un d’expérience aurait aidé à ce niveau-là. Je suis persuadé qu’il y avait une solution intermédiaire à ce qui a été décidé. Cela a fait partie de ma réflexion, si je me relance à nouveau. Il y a aussi d’autres projets qui s’en viennent dont Destination Tadoussac qui est très important pour le futur et le Parc aussi.

Pourquoi feriez-vous le meilleur conseiller?

CATHERINE MARCK : Je ne veux pas dire que je suis meilleure que mon concurrent. Lorsque je serai au conseil, je serai vraiment présente. Je suis retraitée, j’ai du temps. Même si je m’absentais 3 fois 2 semaines par année pour voyager car j’ai besoin de ça, je serais très présente au conseil. C’est un peu prétentieux de dire que je serai meilleure que mon concurrent.

BRUNO THERRIEN : Ça serait peut-être imbu de moi-même de dire que je suis meilleur que les autres, non sûrement pas. Chacun a sa façon de voir et chacun a ses forces et ses faiblesses tout comme j’ai les miennes. Mais c’est du côté expérience. Souvent quand t’es un nouveau conseiller qui entre, ça prend 2 ans avant de comprendre tout le roulement et ensuite il reste seulement 2 ans de travail. Là, ça va me prendre que 2 ou 3 mois à me remettre dans le bain. Je suis quand même au courant des dossiers. J’ai suivi ça de loin. Je suis opérationnel rapidement.

Quel est votre vision de développement de Tadoussac? En d’autres mots, comment voyez-vous Tadoussac dans 10 ou 20 ans?

CATHERINE MARCK : Nous avons une population vieillissante. On voit qu’il y a beaucoup de jeunes qui viennent travailler ici l’été et qui repartent. Il serait important de réussir à garder des jeunes, des jeunes familles. La Côte-Nord est l’une des régions qui se dépeuple le plus depuis les 5 dernières années. Il faudrait que Tadoussac ne fasse pas partie de la moyenne. Je pense que c’est quand même le cas en ce moment et c’est ce qui se passe partout dans les régions éloignées. Au niveau économique, je ne vois pas autre chose que le tourisme pour Tadoussac. Il va falloir conserver ça de façon saine. Depuis les années 80 qu’on se sert des baleines pour développer le village. C’est un produit incroyable. Il faut miser sur l’allongement de la saison au mois de juin. Il faudra travailler beaucoup sur le projet des dunes et trouver des moyens de garder les jeunes familles.

BRUNO THERRIEN : Je ne vois pas de multinationale Tadoussac. Je vois un petit village encore. Il faut garder l’esprit du village. J’en suis persuadé. Il serait erroné de dire qu’on va construire plein d’hôtels. Il faut stabiliser ce qu’on a et puis rester une dimension humaine. À Tadoussac, les gens viennent parce qu’on est proche, on est facile d’accès. Il faut garder la dimension de petit village. Je ne vois pas que dans 20 ans nous soyons 5000 personnes. Je vois mal comment on pourrait gérer l’espace. Un petit village où les gens sont heureux et que ça se passe bien, surtout la cohabitation touristes-citoyens. Il faut atteindre l’équilibre. Oui c’est bon le tourisme mais il faut que ça ait un impact sur les gens du village comme par exemple, l’aspect visuel. Si c’est plus beau, les gens du village en profiteront à l’année longue.

Y a t’il un dossier d’actualité qui vous interpelle et pourquoi? Comment apporteriez-vous des changements s’il y a lieu?

CATHERINE MARCK : Il y a un sujet qui me questionne beaucoup c’est les nouveaux traversiers. Ce sera un sujet difficile à gérer et qui n’est pas réglé donc ce sera un gros travail pour le nouveau conseil municipal. Il y a le dossier du quai et la passerelle qui a été accordée à AML. Je reste un peu frue là-dessus. Est-ce que le nouveau conseil pourra en reparler et remettre ça en question? Si oui, je vais vraiment y participer. Je crois que le quai doit rester ouvert à d’autres entreprises. L’embellissement du village, la gare maritime sont des sujets qui m’interpellent.

BRUNO THERRIEN : Bien sûr, c’est le dossier du quai. Je crois qu’il y avait une solution intermédiaire et qui aurait pu contenter toutes les personnes concernées. Dossier à suivre.

Nous entendons souvent ce commentaire de la part du citoyen, que les taxes sont élevées pour les services que l’on a. Que pensez-vous de ce commentaire?

CATHERINE MARCK : Je pense que du moment où on pait quelque chose, c’est toujours trop cher. J’aurai peut-être dû faire des comparaisons avec des endroits comparables, ce que je n’ai pas fait. Mais je vous promets que je vais aller voir et me renseigner sur combien ils paient de taxes dans les villages environnants. Mais il faut comparer avec ce qui est comparable, comme Percé par exemple. Je trouve qu’on pait cher effectivement. C’est vrai qu’il n’y a pas beaucoup de services, je suis d’accord là-dessus. On est quand même juste 800 habitants. On ne peut pas avoir un cinéma ou un gym.

BRUNO THERRIEN : Je suis d’accord, parfaitement d’accord. Il y a une grosse réflexion à faire à ce niveau-là. Il y a des coûts de base dont on ne peut pas passer à côté: l’eau, l’égout, les poubelles. Ce sont des coûts qui augmentent et qui ont un impact sur le compte de taxes. Mais il y a des choses auxquelles on doit réfléchir. On est 800 habitants. On est un peu chanceux qu’il y ait des bâtiments qui sont construits seulement pour l’été, comme le commercial et la communauté anglophone. Ils paient des taxes pour nous qui restons à l’année. Ça amène une grosse participation au niveau des taxes. Imaginez le même village sans tous ces commerces. Les taxes seraient multipliées par 3. On a une chance mais il faut travailler plus. Si on ne baisse pas le taux, il faut au moins le maintenir.

 

CANDIDAT  CATHERINE MARCK BRUNO THERRIEN
DUNES  Ski Parc
DESTINATION TADOUSSAC Magnifique  Développement
AUTOBUS  Yeurk! Réflexion
PISTE CYCLABLE  Oui c’est bien, ça serait super Allons-y
STATIONNEMENTS  Faux problème À réfléchir
HISTOIRE  Berceau C’est un acquis
QUALITÉ DE VIE  Formidable C’est une obligation
PONT  Non-Oui C’est un irritant
POPULATION DÉCROISSANTE  Dommage  Gros problème
TRAVAILLEURS SAISONNIERS Pas le choix, chômage-pauvreté Réfléchir plus loin

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