Entrevues avec les candidats – Siège No2

Michel Dallaire / Eric Gagnon / Stéphane Roy

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Nous avons rencontré chacun des candidats dans la verrière de l’Hôtel Tadoussac. Les entrevues ont été enregistrées pour ensuite être retranscrites intégralement pour votre bénéfice.

Quelles sont les valeurs ou raisons qui vous poussent à vous impliquer dans votre communauté?

ERIC GAGNON (Sortant) : Ça fait déjà 8 ans que je fais ça. On a fait plusieurs avancées sur plusieurs points et il en reste plusieurs à continuer comme les loisirs, les dunes. Et on avait commencé des choses, à la suite du sondage de satisfaction des citoyens où on demandait ce que les citoyens voulaient changer dans la municipalité. Il y avait la vue sur la promenade, les trottoirs, l’amélioration des rues qu’on a commencée et qui reste à faire, les loisirs, les familles. J’ai encore du temps à donner et pour continuer ce qu’on avait commencé.

STÉPHANE ROY : J’ai toujours été impliqué à différents niveaux. J’ai de l’implication au niveau des pompiers, de l’école, du sentier de l’horreur, du hockey cossom. C’est un peu une évolution dans mon implication, d’arriver à un niveau un peu plus élevé où on peut faire plus la différence, à prendre des décisions, à mettre mon grain de sel et mes bonnes idées dans la machine pour faire en sorte que Tadoussac continue sur la bonne voie, malgré que la voie ne soit pas si bonne que ça dans certains dossiers. C’est vraiment dans ma nature de m’impliquer. Je suis rendu là dans mon cheminement. Ça fait quelques années que j’y pense et comme les enfants sont maintenant plus grands, même si je suis impliqué beaucoup dans les pompiers, j’ai plus de liberté.

MICHEL DALLAIRE : Pour parler pour le citoyen. Pour aider les citoyens. Pour les faire entendre à la table. Je vais travailler pour les concitoyens, par pour les autres. C’est pour ça que je m’envoie indépendant. Pour le quai, pour la passerelle. La merveilleuse passerelle, je ne suis pas pour ça. Aussi pour faire des logements pour les ainés. Il faut penser au futur. Les ainés veulent vivre dans leur place. Le merveilleux débat des chiens et des chats dont j’ai entendu parlé. C’est ben beau avoir des médailles pour les chiens, il faut aussi des services. On peut pas juste tuer les chats et les chiens dans le village. Ça prend une fourrière, des employés pour s’occuper de ça. Il faut des agents pour faire respecter les lois.

Pourquoi feriez-vous le meilleur conseiller?

ERIC GAGNON : Je suis à l’écoute des gens et je crois avoir un bon jugement pour faire des choix judicieux par rapport aux besoins de nos citoyens. J’ai déjà de l’expérience dans le domaine municipal et je désire m’impliquer encore dans notre communauté.

STÉPHANE ROY : Parce que je crois que j’ai une bonne capacité d’écoute. Je ne suis pas impulsif. Je suis capable d’analyser les situations, les enjeux. C’est aussi beaucoup dans ma nature de faire des compromis, pour qu’un maximum de personnes soient en accord avec la décision qui va être prise. Pour conseiller il faut écouter, analyser et arriver avec des solutions, des idées qu’on va débattre en comité avec le conseil.

MICHEL DALLAIRE : Je laisse les citoyens choisir.

Quel est votre vision de développement de Tadoussac? En d’autres mots, comment voyez-vous Tadoussac dans 10 ou 20 ans?

ERIC GAGNON : C’est sûr que le côté touristique il ne faut pas l’oublier. Il faut trouver une autre façon d’amener les touristes autrement que pour les baleines. Je vois un village beaucoup plus familial, pour garder les familles ici. Il y a le CPE qui s’en vient. Il faut aussi s’occuper de l’emploi et des logements. Il en reste beaucoup à faire. Tadoussac ne pourra pas être autre chose qu’une destination touristique. Il faut miser sur la diversité touristique.

STÉPHANE ROY : 10 ou 20 ans dans la vie d’une communauté c’est pas très long. En 10 ou 20 ans on ne peut pas beaucoup modifier. Ce qu’il faut voir ce sont les enjeux qui vont avoir lieu dans les prochaines années: vieillissement de la population, exode des jeunes. C’est de maintenir Tadoussac malgré ce qui s’en vient. La diversification de l’économie, nous n’avons pas le choix de voir autre chose que les baleines. Malheureusement, c’est pas tout le monde qui est intéressé par les baleines donc si on veut attirer plus de visiteurs, qui est notre industrie principale, il faut vraiment diversifier notre économie.

MICHEL DALLAIRE : C’est sûr que si on fait pas quelque chose pour avoir plus de monde, des logements, des services… Dans 20 ans c’est loin. Il faut que les résidents soient confortables dans leur village et que le conseil soit là pour les entendre et répondre à leurs demandes. Peut-être plus de logements parce que c’est en demande. Tout le monde s’en va de Tadoussac. Il n’y a pas de logement. Où veux-tu les mettre les nouveaux résidents? Présentement, il n’y a personne qui a la projection de faire des blocs. Peut-être 1 ou 2. Ils sont bloqués tout le temps. Et le touriste, il faut qu’il soit à Tadoussac tout le temps. Mais si on ne fait pas quelque chose pour développer Tadoussac, quelque chose d’autre, je ne sais pas quoi autre que les baleines. Tadoussac a quand même 400 ans. Il y en a du vécu. Il n’y a pas juste les baleines. Si elles décident de partir…

Y a-t-il un dossier d’actualité qui vous interpelle et pourquoi? Comment apporteriez-vous des changements s’il y a lieu?

ERIC GAGNON : Le gros dossier que je vois arriver c’est les dunes, le parc dans les dunes. Ça fait au moins 2 ans qu’on y travaille. On arrive au dénouement. On n’a pas pu y mettre fin avec notre mandat mais ce sera le mandat du nouveau conseil pour les 4 prochaines années à venir. Je ne crois pas que nous règlerons la question en une année mais ce ne sera pas terminé avant 4 ans. Je pense que c’est l’enjeu. Nous essaierons de respecter le plus possible le citoyen dans ça. Il y a eu une rencontre publique dernièrement. Je n’y étais pas mais nous aurons un compte rendu. Et les nouveaux élus qui devront être mis au courant aussi. Ce sera le gros enjeu à ne pas négliger. La population aura beaucoup à dire là-dedans car ça peut être une bonne partie du territoire qui peut leur être enlevée dans tout ça.

STÉPHANE ROY : Il y en a plusieurs mais celui où j’ai le plus d’idées et où je peux avoir le plus d’impact c’est les dunes, l’avenir des dunes. Ça va avec la question précédente, la diversification de l’économie. Nous avons un super beau territoire, qui malheureusement a été laissé à l’abandon pendant plusieurs années. Cette année, je fréquente le lieu régulièrement. J’ai noté qu’il y avait beaucoup de gens qui en profitaient mais malheureusement qui en abusaient aussi. Si on veut garder une belle image, il faut absolument se dépêcher pour agir sur ce dossier-là. Donc comment on le fera, je ne sais pas mais il faut agir assez rapidement avant qu’il ne se dégrade davantage.

MICHEL DALLAIRE : Pour les personnes âgées. Faire un bloc pour qu’ils vivent ici. Comme le foyer Monseigneur Gendron de Bergeronnes. On va tous passer par là. Il y a un manque flagrant de chambres ici. Avoir plus de chambres, plus de logements donc plus de citoyens qui viendraient et plus de taxes pour la municipalité.

Nous entendons souvent ce commentaire de la part du citoyen, que les taxes sont élevées pour les services que l’on a. Que pensez-vous de ce commentaire?

ERIC GAGNON : Effectivement on paie toujours trop cher de taxes. Un budget municipal équilibré reste toujours une tâche difficile. Sans couper dans les services existants, il faut continuer à trouver des solutions pour diminuer le taux de taxes. Comme par exemple essayer d’augmenter le nombre de contribuables en s’attaquant à l’exode des familles et des jeunes vers les grands centres et travailler avec nos commerçants pour développer un « Tadoussac ouvert à l’année ».

STÉPHANE ROY : C’est sûr qu’on est peu nombreux. Si on veut avoir des services de qualité avec peu de payeurs de taxes, nos taxes seront un peu élevées comparativement aux grands centres. Il y a un équilibre entre ce que nous sommes prêts à payer et ce que nous voulons avoir comme services. Est-ce que c’est trop? C’est pas tout le monde qui utilise les services. Si on ne les utilise pas, on peut trouver ça cher mais si on les utilise c’est intéressant de les avoir. Avoir des services de qualité peut faire en sorte qu’on va garder la population en place au lieu de les voir partir vers d’autres endroits où il y a plus de services.

MICHEL DALLAIRE : Avec les taxes qu’on pait, on a les services qu’on a. On pait des taxes oui. On pourrait les diminuer c’est sûr. Et au nombre d’employés qu’il y a. On pourrait en couper quelques-uns et ça ne dérangerait même pas. Ça coûterait moins cher aux concitoyens. Il y en a beaucoup qu’on ne voit pas, qui restent dans le noir.

 

CANDIDAT MICHEL DALLAIRE ERIC GAGNON STÉPHANE ROY
DUNES C’est une chose qui dort et qui est à développer  Citoyens Défi
DESTINATION TADOUSSAC Développement merveilleux Beau Projet Avenir
AUTOBUS Pas de place pour les parker Difficile de trouver une solution miracle  Touristes
PISTE CYCLABLE  Très bon pour Tadoussac Pas le choix, ça en prend une Développement
STATIONNEMENTS  On ne peut pas en créer d’autres Trouver de bonnes solutions Environnement
HISTOIRE  Jacques Cartier Il faut la mettre en valeur À continuer
QUALITÉ DE VIE  Passable-bonne L’augmenter  Intéressante
PONT Rêve  Non Division
POPULATION DÉCROISSANTE Si on ne fait rien, ça va continuer Problème majeur  Enjeu majeur
TRAVAILLEURS SAISONNIERS Problème d’assurance emploi  Développement  Réalité

 

Lettre de Stéphane Roy pour la population.

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